Argentine

L’arrivée en Argentine – de Buenos Aires à Salta

By 21 décembre 2019 janvier 11th, 2020 No Comments

Ecrit le 13 décembre 2019

20h d’avion derrière nous, le regard n’est pas vif. Une file interminable à la douane. Sac à dos récupérés. La porte s’ouvre. Le soleil tape fort, 30°C à l’ombre. On est arrivé en Argentine, à Buenos Aires. La prochaine fois qu’on traversera l’Atlantique, ce sera pour revenir en France.

Avant de se lancer dans le 1er tournage, on se donne quelques jours a Buenos Aires. D’abord, on se familiarise avec la langue. L’accent de la Casa de Papel n’est pas exactement celui d’ici. Pas évident mais on s’accroche. Puis il faut faire les démarches classiques d’un début de voyage : acheter une carte téléphonique, un ticket de bus, changer de l’argent…

Puis, enfin, on découvre Buenos Aires. On marche. On passe de quartiers en quartiers d’une ville aux allures européennes. Au loin une manifestation, on s’approche. On est Plaza de Mayo. Ce qu’on étudiait en cours d’espagnol se déroule devant nous yeux. Les mères (ou plutôt aujourd’hui grand-mères) défilent autour de la place en mémoire de leurs enfants enlevés au temps de la dictature. Les immeubles se suivent, changent, on passe dans des quartiers riches, voir très riches, puis là au bout de la rue des habitats informels fait de taules et de briques. une fanfare, une grande porte, on entre. Nous voilà dans un centre culturel à l’entrée libre et gratuite : des expos, des performances, des bars, des salles pour dormir. Pourquoi on n’a pas ça chez nous ?

Buenos Aires c’est sympa, on serait bien resté un peu plus, mais on est attendu. On prend un bus, en mode « cama », 12h de trajet mais on est bien, on peut lever un peu les jambes, baisser le dossier à fond, on nous sert un repas.

Corrientes. Il est 8h du matin, on sort du bus. Il fait chaud, on a soif. Sabina, grand sourire nous reconnait. On discute, on la suit, nous voilà dans la voiture de son ami Edgard (on a cru pendant 2 jours qu’il s’appelait George…). Sabina travaille pour l’Associacion la Choza. On l’a contacté car avec son association, elle porte un projet social et écologique en lien avec une coopérative. 2h de route. La journée passe, on découvre le projet, les bénéficiaires, on est accueillis à droite à gauche. On est en terre Guarani, celle des peuples originaires. Le projet est assez simple : des toilettes qui marchent à l’eau de pluie et dont les rejets servent d’engrais. Pas bête. Une vidéo sur ça est en préparation.

S’ensuit 3 jours à Corrientes pour finir de monter et diffuser la vidéo sur Gaspard et le Pacte Dépollution Rivière. Corrientes c’est chouette, il y’a des plages, une longue corniche le long d’un fleuve immense entouré de forêts.

Une nuit de bus. On arrive à Tucuman, ville grouillante, bouillante, peu aérée mais aux portes des montagnes. Le lendemain de notre arrivée, on rejoint Liliana, une copine argentine, à l’Université de Tucuman. On rencontre avec elle l’équipe de la Faculté de Chimie. Elles (car ce ne sont que des femmes) nous parlent d’un projet en haute montagne de gestion communautaire de la ressource en eau. Elles sont super accueillantes et croient vraiment dans ce projet auquel elles consacrent leur temps libre.

Le lendemain, 7h du matin. Nous voilà de nouveau devant l’Université. Toute l’équipe de la faculté rencontrée la veille est là, ainsi que des anciens et actuels étudiants qui sont volontaires. 2h30 de bus avec cette équipe sympathique, puis nous voilà à 2500 m d’altitude. Nous sommes dans le village indigène qui a été relié récemment à un système d’eau potable. L’idée du projet est d’aller plus loin afin que la communauté puisse autogérer son service d’eau. Une vidéo est en cours de préparation.

A l’heure où nous écrivons ces lignes nous sommes à Salta pour visiter et travailler sur le montage des vidéos. Dans 2 jours nous partons en stop sur la mythique route 40 qui longe les Andes, direction Mendoza. Là bas, de nouveaux projets nous attendent. La suite, bientôt…