Argentine

L’autostop en Argentine

By 3 décembre 2019 janvier 9th, 2020 No Comments

Après 2 tournages, pas mal de temps à monter, à rester dans les villes, voilà que nous partons 4-5 jours en autostop pour rejoindre notre prochaine destination : Mendoza, à plus de 1000 km en sud. L’idée : y aller par la route 40, route mythique qui longe les Andes du nord au sud de l’Argentine.

On lit des blogs, en parle à des personnes. Normalement pas de problème, l’autostop marche bien en Argentine. Et bien, autant le dire de suite, ça marche, oui, mais pas tant que ça.

Pourtant le 1er jour nous rend très optimistes. On part de Salta, on galère à trouver le bon endroit pour commencer. On marche. On s’arrête. On lève le pouce. Puis on recommence plusieurs fois. Jusqu’à ce que tout s’enclenche. Une 1ère voiture, un taxi, nous dépose à un endroit stratégique à la sorte de la ville. Puis une 2ème et une 3ème voiture. Ca s’enchaine, on avale les km. Enfin, la voiture parfaite : un Argentin de Buenos Aires qui va à la même destination que nous et qui entend

bien prendre son temps pour s’arrêter prendre des photos, visiter des sites. On arrive en fin d’aprem à Cafayate, comme des touristes contents de leur balade.

Le lendemain nous a rappelé à quoi servait l’autostop : apprendre la patience, réfléchir aux bienfaits de la lenteur dans un monde qui va toujours plus vite. 1h, 2h et en tout 4h d’attente pour finalement trouver une voiture qui nous dépose aux ruines de Quilmes. Il est déjà un peu tard, on aura fait 60 km. On visite ces ruines incroyables et on plante la tente dans la brousse l’entrée du site. Nuit sous les étoiles.

3ème jour de stop. Un cinquantaine de km dans la journée. Des heures et des heures d’attentes dans le vent et la poussière. Une seule voiture nous prend. Puis on enchaine les échecs. Nous sommes obligés de passer la nuit dans une petite ville sans charme, Santa Maria. Le lendemain, on prend un bus. On arrive en fin d’aprem dans une petite ville, toujours sur la route 40. On trouve un endroit pour dormir ? On continue ? On lève le pouce et là une voiture hyper déglinguée et super remplie nous prend. C’est « Negra », la soixantaine, artiste et roots dans l’âme avec qui on avale 130 km sur des routes folles.

Dernier jour de stop avec l’idée de rejoindre l’oasis de Villa Union pour prendre un bus direction Mendoza. L’ambition est grande mais réalisable. On y croit. On attend 2h pour qu’enfin un pick up nous prenne à l’arrière. On arrive à l’entrée du désert. Il fait 40 °C, on est sous un arbre au bord de la route. Peu de voitures passent, on se liquéfie… 3h30 passent. Enfin un camion nous prend. On enchaine avec une voiture d’un gars qui veut nous aider. Il nous pose à la gare de bus d’une petite ville, se renseigne pour nous, nous envoi finalement vers un bus urbain qui nous pause à 15 km de là, toujours sur la route 40. De l’arrêt de bus on trouve une voiture, puis une autre. On arrive dans un endroit magnifique au bord d’une rivière : on va dormir là ? Mais non, une voiture nous prend, qu’on enchaine avec une autre. On arrive à Villa Union. On n’y croyait pas.

Le lendemain, on arrive en bus à Mendoza. Le taxi qui nous amène au Airbnb s’arrête. Une manifestation barre la route. Mais ça, c’est une autre histoire.